GTE 5 – APPRENDRE (Appui à la Professionnalisation des PRatiques Enseignantes et au Développement de REssources) https://apprendre.spinoza.rtisco.de Appui à la Professionnalisation des Pratiques Enseignantes et au Développement de Ressources Fri, 26 Jul 2024 11:30:26 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.7.2 Guinée : Publication de fiches pédagogiques et d’un manuel pratique sur la fabrication de matériel didactique pour l’enseignement du français  https://apprendre.spinoza.rtisco.de/guinee-publication-de-fiches-pedagogiques-et-dun-manuel-pratique-sur-la-fabrication-de-materiel-didactique-pour-lenseignement-du-francais/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=guinee-publication-de-fiches-pedagogiques-et-dun-manuel-pratique-sur-la-fabrication-de-materiel-didactique-pour-lenseignement-du-francais Fri, 26 Jul 2024 10:07:21 +0000 https://apprendre.spinoza.rtisco.de/?p=32224 Lire la suite]]> En avril et mai 2024, APPRENDRE a organisé deux ateliers de formation, avec l’appui de son Point focal en Guinée, Fassou Balla Condé, Directeur général du Service National de la Formation Continue du Personnel Enseignant.

Fruit du travail de 40 formateurs d’enseignants, inspecteurs, concepteurs de manuels scolaires et directeurs d’école, un guide sur la fabrication de matériels didactiques de français a été conçu lors du premier atelier.

Cliquez ici pour télécharger le document. 

Parmi les notions abordées : les étapes de l’élaboration du matériel, les critères de sélection et la forme du matériel, les rôles et défis de l’enseignant vis-à-vis de ces matériels didactiques. 

Extraits du manuel

Les participants ont par la suite créé 10 fiches pédagogiques décrivant les étapes à suivre pour animer des leçons à partir d’objets de récupération. Chaque fiche répertorie le matériel requis pour fabriquer les ressources pédagogiques. 

Cliquez ici pour télécharger le document. 

Au sommaire : 

  1. La roulette de sons ; 
  1. Les étiquettes en syllabe ; 
  1. Le feu tricolore ; 
  1. Les étiquettes-mots ; 
  1. Les étiquettes en lecture ; 
  1. Les étiquettes de sons ; 
  1. Les étiquettes en lecture ; 
  1. Les étiquettes en écriture ; 
  1. Les étiquettes en écriture ; 
  1. Le cadran de montre réveil. 
Extraits du manuel

En complément : 


Retour sur ces ressources avec Comlan Fantognon, expert APPRENDRE ayant encadré leur conception  


Le Ministère de l’Education souhaite initier les enseignants et leurs encadreurs à la fabrication de matériel didactique. Quels sont les besoins des élèves, des enseignants et de leurs formateurs dans ce domaine et en quoi cela impacte les résultats scolaires ? 

Comlan Fantognon: Les enseignants doivent passer d’un enseignement magistral à un enseignement qui sollicite la création et la manipulation de matériels didactiques. La manipulation d’objets permet en effet aux élèves de se représenter mentalement des notions. Plus tard, ces notions pourront être réinvesties dans leurs futurs apprentissages, que ce soit en français, en mathématiques, en sciences, … 

Mais tout cela passe d’abord par le renforcement des compétences des formateurs et des encadreurs, qui doivent apprendre à élaborer du matériel didactique de français. 


On associe le plus souvent le matériel didactique conçu à partir de matériaux recyclés à des disciplines comme l’art plastique ou les SVT. Avec quel type d’objets recyclés peut-on enseigner le français ? 

Ici une mention spéciale est faite pour le matériel de récupération qu’il soit en carton, tissu, capsule, bidon, corde, fil de fer ; bouteille de jus, d’eau, boite de mayonnaise, chaussure, sac, … 

On peut par exemple travailler sur la formation de mots grâce à des syllabes découpées à partir des matériels de récupération (carton, papier, ciseaux, colle…). On peut partir d’un pot de yaourt récupéré pour aborder une séance de lexique : cercle, circonférence, dessus, dessous, diamètre, etc. 


Pourquoi avoir fait le choix d’animer la formation avec l’approche “Apprendre en faisant” et quel a été le rôle de l’experte nationale ? 

M’mah Camara et moi avons fait le choix d’une approche « Apprendre en faisant » qui a été opérationnalisée avec une animation pédagogique de type « World café ». L’objectif de ce choix est double. Nous souhaitions tout d’abord accompagner les participants habituellement exposés à des formations de type magistral à s’engager activement dans une nouvelle posture co-constructive, à travers un changement de paradigme à la fois en termes de perception et de pratiques. Ils pourront par la suite reproduire ces méthodes d’animation dans le cadre de leurs propres formations. 


Deuxième atelier, mai 2024, Conakry

Les participants ont-ils adhéré à cette approche ? 

Les 40 participants sont très conscients des enjeux de cette formation pour la Guinée avec le fort souci de contribuer par leur action à développer des activités pédagogiques plus instrumentées. Ils ont adhéré avec beaucoup d’enthousiasme à la nouvelle approche de formation qui consistait à faire par eux-mêmes en produisant un manuel pratique. 

La collaboration étroite avec l’experte nationale a permis de conduire en autonomie la deuxième session de formation, axée sur la fabrication de 10 matériels didactiques. 

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[Vidéo] Comores : Une formation pour améliorer l’enseignement de la lecture et de l’écriture https://apprendre.spinoza.rtisco.de/video-comores-une-formation-pour-ameliorer-lenseignement-de-la-lecture-et-de-lecriture/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=video-comores-une-formation-pour-ameliorer-lenseignement-de-la-lecture-et-de-lecriture Mon, 06 May 2024 08:22:53 +0000 https://apprendre.spinoza.rtisco.de/?p=30219 Lire la suite]]> En 2023, Moumtiant Ridhoine, Inyadhui Halidi, Ali Abdoulhamid, et Soilihi Cheikh, formateurs en didactique du Français, ont bénéficié d’une formation de plusieurs semaines auprès du Groupe Thématique d’expertise (GTE) 5 “Apprentissage de la lecture et langues d’enseignement”. Tutoré par l’experte APPRENDRE Muriel Nicot-Guillorel, le groupe a conçu un parcours de formation destiné aux formateurs d’enseignants, inspecteurs et conseillers pédagogiques, afin d’améliorer les résultats des élèves Comoriens en lecture et en écriture. 


Depuis cette formation, les 4 experts-relais ont dispensé des ateliers visant à faire découvrir à leurs collègues de nouvelles approches en lecture-écriture, ainsi que des activités d’évaluation et de remédiation innovantes. 

Retour sur le chemin parcouru avec Moumtiant Ridhoine:  


Atelier à Moroni:

Travail de groupe sur la fluence avec l’accompagnement d’Ali Abdoulhamid

Atelier à Anjouan:

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[Vidéo] Mauritanie : Deux ateliers de formation pour favoriser la réussite en lecture-écriture des élèves   https://apprendre.spinoza.rtisco.de/video-mauritanie-deux-ateliers-de-formation-pour-favoriser-la-reussite-en-lecture-ecriture-des-eleves/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=video-mauritanie-deux-ateliers-de-formation-pour-favoriser-la-reussite-en-lecture-ecriture-des-eleves Wed, 31 Jan 2024 18:29:46 +0000 https://apprendre.spinoza.rtisco.de/?p=27747 Lire la suite]]> Si l’arabe est la langue officielle de la Mauritanie, le français reste solidement implanté dans les programmes scolaires. Ainsi, au secondaire, toutes les matières scientifiques sont enseignées en français. 

Selon le Ministère de l’Education Nationale et de la Réforme du Système Educatif (MENRSE), le principal défi est de disposer d’enseignants avec un bon niveau dans les deux langues. 

Ainsi, en 2023, APPRENDRE, par le biais du Groupe Thématique d’Expertise (GTE) 5 “Apprentissage de la lecture et langues d’enseignement”, avait renforcé les compétences de quatre formateurs mauritaniens en apprentissage/enseignement de la lecture et de l’écriture. Au cours des séances, les quatre formateurs avaient élaboré des scénarios de formation adaptés au contexte mauritanien. 


Cette formation a été dispensée pour la première fois en janvier 2024 auprès d’inspecteurs, de conseillers pédagogiques, de cadres du MENRSE, de formateurs de l’École normale supérieure de Nouakchott, ainsi que des formateurs des Ecoles Normales des Instituteurs de Nouakchott, d’Aioun, de Kaédi, et d’Akjoujt. 



Du 2 au 6 janvier 2024, à Nouakchott, Jena Izidbih Babty et Moctar Samba Diallo ont proposé à des formateurs du primaire une vaste gamme d’activités permettant, d’une part, d’interroger leurs représentations sur l’enseignement de la lecture/écriture, et d’autre part, de réactualiser leurs connaissances sur les méthodes d’acquisition des langues en contexte plurilingue. L’accent a été mis sur les stratégies qui éveillent le plaisir de lire et d’écrire, notamment celles impliquant la participation des parents d’élèves. 



En parallèle, les experts Bal Mohamed el Moctar et Ousmane Ba ont formé des formateurs du secondaire. Les contenus pédagogiques se sont davantage concentrés sur l’amélioration de la compréhension écrite, les activités d’écriture, les techniques de remédiation, et l’enseignement en français dans les Disciplines Non Linguistiques (DNL), notamment les mathématiques. 




Donner toutes les cartes en main aux enseignants afin d’améliorer les pratiques d’enseignement de la lecture-écriture 


Les prochains ateliers devront aboutir à la rédaction collective d’un module de formation pour les enseignants. Celui-ci sera utilisé par les participants pour aider les enseignants qu’ils encadrent à mettre en place des pratiques adaptées aux besoins des enfants, ainsi qu’à développer des techniques de remédiation pour les élèves en difficultés. 


Pour aller plus loin : Colette Noyau, « L’entrée dans l’écrit : cas du bilinguisme arabe-français chez les élèves mauritaniens » 

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Journées de l’Expertise APPRENDRE: une première édition impactante  https://apprendre.spinoza.rtisco.de/journees-de-lexpertise-apprendre-une-premiere-edition-impactante/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=journees-de-lexpertise-apprendre-une-premiere-edition-impactante Fri, 01 Dec 2023 11:57:10 +0000 https://apprendre.spinoza.rtisco.de/?p=25372 Lire la suite]]>

Un objectif commun : améliorer la qualité de l’éducation 


C’est en présence de plus de 100 personnes que les Journées ont été ouvertes par le Professeur Slim Khalbous, Recteur de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF): 

“Cet événement revêt une importance particulière pour l’AUF : l’approche innovante de plateforme d’expertise qu’incarne le programme APPRENDRE s’appuie sur le réseau des universités et des organismes partenaires de l’AUF, sur sa capacité unique de mobiliser une expertise de qualité pour l’amélioration de l’éducation dans les 26 pays d’intervention du programme. Et c’est cette quête commune qui nous réunit tous ensemble aujourd’hui. 

Ces premières journées sont l’occasion idéale pour échanger, partager les enseignements tirés de nos expériences communes, et surtout, renforcer notre collaboration. Nous sommes ainsi réunis ici pour réfléchir collectivement sur nos réussites et les défis qui persistent pour élaborer des pistes afin de garantir le succès continu de nos actions.” 


Abondant dans ce sens, Sabine Lopez, Directrice des projets, et Jean-François Lancelot, Directeur des réseaux de l’AUF, ont souligné qu’APPRENDRE n’évolue pas seul : c’est notamment grâce à des partenaires de longue date de l’AUF, et les relations de confiance qui en découlent, que le programme a su trouver sa place au sein de l’écosystème des acteurs de l’éducation. 

Des constats partagés par les premiers concernés : Abdel Rahamane Baba-Moussa, Secrétaire Général de la Conférence des Ministres de l’Éducation des États et Gouvernements de la francophonie (CONFEMEN), et Mona Laroussi, Directrice de l’Institut de la Francophonie pour l’Education et la Formation (IFEF) 

Margarita Focas Licht, Responsable des partenariats au sein du Partenariat Mondial pour l’Education, a salué cette volonté d’avancer en synergie avec d’autres programmes structurants.


Dans son discours, Anne de Soucy a rappelé que c’est dans cet esprit que l’Agence Française de Développement avait imaginé la plateforme d’expertise APPRENDRE. 

  • Anne de Soucy, Directrice des Partenariats à l’Agence française de Développement. L’AFD est le partenaire financier du programme. 

Lors de son allocution, Ibrahima Thioub, Président du conseil scientifique du programme, a mis en exergue les questions auxquelles l’ensemble des participants devaient répondre pendant ces deux jours d’échanges : 

  • Comment capitaliser sur les actions du programme ?  
  • Comment mobiliser les équipes des ministères de l’Education qui ont pu bénéficier des formations de renforcement de capacités ? 
  • Comment s’assurer de la dissémination des ressources produites ?  
  • Comment faire collaborer toutes les parties prenantes pour atteindre un objectif commun ? 

Regarder en arrière avant de rebattre les cartes 


“Ces premières journées de l’expertise sont une étape cruciale pour consolider nos acquis, ajuster nos trajectoires si nécessaire, et tracer ensemble la voie vers un avenir éducatif plus prometteur”, a souligné Slim Khalbous. 

Unir les forces de chacun, telle était la ligne directrice de ces journées de réflexions collectives.  

APPRENDRE entrera en effet en 2024 dans sa dernière année d’opérationnalisation et la pérennisation des effets de ses actions est une préoccupation majeure de l’AUF. 


Afin d’identifier les forces et les faiblesses des actions menées conjointement, APPRENDRE a souhaité donner la parole aux partenaires de sa Charte.  

Anne Debeuckelaere, Responsable de projet, process et qualité, Département évaluation et certifications à France Education International, a ainsi présenté le test de positionnement en langue française “APPRENDRE Ev@lang”. 

Alain Jaillet, Professeur des universités à CY Cergy Paris Université et Directeur du laboratoire Techsolab, est revenu sur le succès du MOOC CERTICE scol. 

Le travail de valorisation des ressources pédagogiques porté par Bibliothèques sans Frontières a été présenté par Thomas Bellamy, Directeur adjoint de l’éducation, de l’impact et de la recherche. 

David Jasmin, Directeur de La Fondation la main à la pâte, a quant à lui mis en lumière l’action de la fondation au Togo en faveur de l’enseignement des sciences.

  • Anne Debeuckelaere, Responsable de projet, process et qualité, Département évaluation et certifications à France Education International.

Cette séquence a été suivie par les retours d’expériences des représentants des ministères de l’éducation de la Côte d’Ivoire, du Maroc, de Maurice, et de la République du Congo. Les différents exposés ont permis de mieux comprendre comment le programme APPRENDRE s’inscrit dans la stratégie nationale des pays. 

  • Gérard MABONZO, Conseiller du Ministre de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation.

Le rôle des experts au sein du programme a été introduit par Marguerite Altet, Coordonnatrice du GTE 1 « Professionnalisation des acteurs » : “Par leurs diverses activités, les experts des 7 GTE sont les agents de changement du programme APPRENDRE : ils répondent aux besoins définis par les Ministères, ils professionnalisent les acteurs dans l’action, ils créent une bascule sur les apprentissages, ils développent le travail collaboratif, la co-production des savoirs, l’outillage en ressources. Mais après leur action, quelle est la réalité du transfert, de la dissémination auprès des pairs ? Nous constatons des cas contrastés…” 

Mohamed Miled, membre du conseil scientifique d’APPRENDRE, a de son côté mis en avant le rôle le trait d’union que l’expert endosse entre les opérateurs de l’éducation. 

  • Marguerite Altet, Coordonnatrice du Groupe Thématique d'Expertise 1 "Professionnalisation des acteurs".

Définir un nouveau cap 


Deux grandes tables rondes ont marqué la première après-midi : l’une sur les enjeux de la construction d’une plateforme pérenne de ressources pédagogiques mutualisées et la seconde sur les enjeux de la pérennité du vivier d’experts APPRENDRE. 

Le programme a en effet produit de très nombreuses ressources et l’AUF souhaite les valoriser afin que les pays partenaires puissent s’appuyer sur des documents de qualité et contextualisés. 

  • La première table ronde a été animée par Micheline Joanne Durand, membre du CS APPRENDRE.

Le souhait de capitaliser concerne également l’expertise mobilisée : le programme APPRENDRE souhaite renforcer le réseau d’experts internationaux et nationaux créé dans le cadre du programme. 

  • La seconde table ronde a été animée par Jacques Marchand, membre du CS APPRENDRE.

Les débats s’en sont suivies de travaux d’intelligence collective animés par Nicolas Roland du studio de co-conception d’expériences d’apprentissage “Caféine Studio”. 

L’ensemble des participants a été mis à contribution pour envisager des actions concrètes permettant de favoriser la pérennité des ressources pédagogiques mutualisées et de faire perdurer le vivier d’experts APPRENDRE. 

  • Nicolas Roland, fondateur de “Caféine Studio”.

Garantir l’efficacité et la pérennité des actions du programme APPRENDRE


La deuxième Journée s’est structurée autour d’ateliers visant à non seulement porter une analyse réflexive sur l’action des experts et leurs modalités d’intervention, mais aussi à dégager des pistes pour assurer le transfert de compétences entre les experts. 


Le premier atelier a permis à chaque GTE d’établir un “canevas stratégique” avec des objectifs, des indicateurs de résultats, des principes directeurs de fonctionnement ainsi que des activités à mettre en œuvre. 


  • Emilie Doutreloux, membre du conseil scientifique d'APPRENDRE.

Emilie Doutreloux, membre du conseil scientifique d’APPRENDRE, a par la suite animé un atelier sur l’éducation inclusive et proposé des activités groupe pour réfléchir à sa meilleure opérationnalisation lors des missions d’expertise.  

Afin de donner un exemple de cas concret, Anne Gombert, Enseignante-chercheure en Psychologie cognitive et éducation à l’Inspé Aix-Marseille Université et Joseph Evang Assembe, Point focal du programme et expert en éducation en situations d’urgence, se sont replongés dans une formation animée au Cameroun portant sur l’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap. 

Ali Houmed Ibrahim, Coordonnateur du GTE 3: « Appui aux collectifs enseignants et communautés d’apprentissage professionnel dans les établissements et les réseaux disciplinaires », a décrit son intervention à Maurice afin de répondre à la volonté du Ministère de renforcer les capacités de ses cadres dans l’implantation des stratégies d’enseignement inclusif à l’enseignement primaire et secondaire. 


Enfin, Agbénohévi Dogbe et Kodjo Mlope, formateurs en lecture-écriture au Togo, ont fait part de leur expérience suite à la formation qu’ils ont suivi sur plusieurs mois aux côtés des membres du GTE 5 “Apprentissage de la lecture et langues d’enseignement”. Leurs interventions, ainsi que celle de Baba Hili, sous-directeur de la pédagogie et de la Formation Continue (DPFC) en Côte d’Ivoire, ont donné un aperçu de la manière dont les Ministères réinvestissent les compétences acquises.   


Première promotion des Ambassadeurs APPRENDRE 


Ce grand évènement a été clôturé par la remise de passeports APPRENDRE aux experts et représentants ministériels contribuant au succès du programme. 

Comme cela a été rappelé durant ces deux journées, il est aujourd’hui nécessaire de pérenniser les effets du programme et de mettre l’expertise développée par APPRENDRE au service des partenaires techniques et financiers. 

Gage distinctif d’excellence et de reconnaissance au sein de la communauté du programme, le passeport APPRENDRE a été remis à:  

  • Christian Raoul Adékou, Expert en Observation et Analyse des pratiques professionnelles (Bénin) 
  • Joseph Evang Assembe, Point d’APPRENDRE au Cameroun, Inspecteur national, chargé de l’enseignement primaire  
  • Lazare Golly, Point Focal d’APPRENDRE en Côte d’Ivoire, Inspecteur et et Vice-Directeur de la pédagogie et de la Formation Continue (DPFC)
  • Agbénohévi Dogbe, Expert en Lecture et langue d’enseignement (Togo) 
  • Baba Hili, Expert en Enseignement des sciences, Sous-Directeur de la Direction de la Pédagogie et de la Formation Continue (Côte d’Ivoire) 
  • Jennifer Hofmann, Responsable Equipe Projet Education, Référente Education de base à l’AFD  
  • Abdillahi Hassan Kalinleh, Expert en évaluation (Centre de Formation des Enseignants de l’Enseignement Fondamental, Djibouti) 
  • Gérard Mabonzo, Conseiller du Ministre de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation (République du Congo)
  • Abdesselam Mili, Directeur de la Promotion du sport scolaire (Ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports) 
  • Kodjo Mlope, Expert en lecture et langue d’enseignement (Togo)  
  • Sandrine Nyebe Atangana, Experte en usage du numérique dans l’enseignement (Cameroun) 
  • Maya Soonarane, Point Focal d’APPRENDRE à Maurice, Directrice du pré-primaire et des relations internationales 

Cliquez ici pour en savoir plus sur ce nouveau dispositif. 


Un grand merci à l’ensemble des partenaires et des experts pour leur engagement, leur dynamisme et leur créativité. A bientôt pour de nouvelles Journées de l’Expertise ! 

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Madagascar: De nouveaux livrets d’autoformation en français pour les enseignants  https://apprendre.spinoza.rtisco.de/madagascar-de-nouveaux-livrets-dautoformation-en-francais-pour-les-enseignants/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=madagascar-de-nouveaux-livrets-dautoformation-en-francais-pour-les-enseignants Fri, 27 Oct 2023 09:29:12 +0000 https://apprendre.spinoza.rtisco.de/?p=24774 Lire la suite]]> En référence à l’échelle des 6 niveaux (A1, A2, B1, B2, C1, C2) du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL), il est estimé que le niveau B2 est requis pour enseigner en français et le niveau C1 pour enseigner le français. 

Afin d’aider les enseignants malgaches à atteindre ces niveaux de maîtrise de la langue, le Ministère de l’Education Nationale souhaite réactualiser trois livrets d’autoformation du dispositif mallette « Enseigner le français », élaboré par une équipe de l’Institut National de Formation Pédagogique (INFP) : « En route vers A2 + », « En route vers B1+ » et « En route vers B2+ ». 

Cette actualisation s’avère aujourd’hui nécessaire car les supports sonores et écrits, extraits de documents authentiques, datent de près de 15 ans. 

Extraits des livrets d’autoformation. 

Accompagner la conception de nouveaux livrets 


C’est sur la base des besoins en formation des enseignants que les supports et les activités des livrets seront élaborés. La première étape de ce chantier a porté sur l’analyse des résultats du test APPRENDRE-EV@LANG. 

L’ atelier intitulé « Réactualisation des livrets d’autoformation de perfectionnement linguistique des enseignants » mené du 9 au 20 octobre 2023 a marqué le lancement du travail de conception. 

Ce dernier sera mené par une équipe issue de l’Institut National de Formation Pédagogique (lNFP), des Centres Régionaux de l’Institut National de Formation Pédagogique (CRINFP) et de la Direction du Développement des Intrants Scolaires (DDIS) sous l’encadrement de deux expertes APPRENDRE, spécialistes de l’enseignement du français. Il s’agit de Muriel Nicot-Guillorel, Coordinatrice du Groupe Thématique d’Expertise “Apprentissage de la lecture et langues d’enseignement” et de Lolona Rakotovao, Maîtresse de conférences à l’Ecole Normale Supérieure d’Antananarivo. 

Cette équipe est composée de 34 formateurs concepteurs dont certains ont déjà travaillé sur la conception des premières mallettes, de 6 infographistes chargés de la mise en page et de 5 techniciens multimédia pour les travaux liés aux documents audio et audio-visuels. 



Les premières activités de formation ont consisté à mettre à jour les connaissances des participants sur le CECRL notamment les nouveaux descripteurs présentés dans le volume complémentaire publié en 2018. 

Les expertes les ont également amenés à s’approprier de la démarche méthodologique, à identifier les ressources disponibles et à suivre le processus de didactisation d’un document authentique pour  les activités langagières Compréhension orale (CO), Compréhension écrite (CE) et pour Grammaire Lexique (GL). 


Une première étape jugée nécessaire pour les participants : 

« La formation était enrichissante sur tous les plans. Elle a permis de réactualiser nos connaissances sur les nouveaux descripteurs du CECRL. Une formation très intense : learn and do ! » Annie Zoé RAVOLOLONIAINA, Formatrice

« En tant que technicien multimédia, j’ai pu retenir quelques concepts importants sur la stratification de l’apprentissage de la langue française notamment les descripteurs de compétences du CECR et l’ingénierie pédagogique relative à l’apprentissage des CO-CE-GL. Cette formation m’a permis aussi la connaissance de plusieurs sources de documentation sur l’enseignement et l’apprentissage du français. » Tsirinala RAJAONALINJATO, Infographiste 

« La formation est très enrichissante. Il ne s’agissait pas seulement de la mise à jour des livrets d’autoformation mais aussi d’une réactualisation des connaissances, des pratiques professionnelles des formateurs participants. Tout cela dans une ambiance très agréable et professionnelle avec les expertes. On a l’impression d’avoir assisté au BELC. » Nivosoa Arlette RAHARIVOLOLONA, Formatrice

« J’ai retenu les différentes méthodologies relatives à l’apprentissage des différentes compétences langagières en FLE. Le fait de penser à des activités possibles en autoformation et à distance. C’est enrichissant ! » Toky Andrianjakamisaina RASOLONIRINA, Formateur 

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Aux Comores, deux semaines consacrées à la didactique du français au primaire et au collège   https://apprendre.spinoza.rtisco.de/aux-comores-deux-semaines-consacrees-a-la-didactique-du-francais-au-primaire-et-au-college/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=aux-comores-deux-semaines-consacrees-a-la-didactique-du-francais-au-primaire-et-au-college Tue, 27 Jun 2023 15:25:00 +0000 https://apprendre.spinoza.rtisco.de/?p=23177 Lire la suite]]> Du 15 au 26 mai 2023, 80 encadreurs pédagogiques et enseignants de proximité ont renforcé leurs capacités dans l’animation de séances de formation pour les enseignants de français du primaire et du collège. Afin de toucher le plus grand nombre d’encadreurs pédagogiques, les formations se sont déroulées sur les îles d’Anjouan et de Ngazidja. 


Au programme : 

  • L’apprentissage de la lecture/écriture et ses multiples facettes 
  • Les nouvelles approches de la lecture 
  • Les activités d’écriture 
  • La didactique de l’oral et de la langue 

  • Formation des encadreurs du primaire et du secondaire à Moroni.

Les participants, dont la forte implication a été saluée par les formateurs, devront à présent administrer des tests dans les classes de 4ème et de 6ème, afin de recenser les différents types de difficultés des élèves, et la manière dont celles-ci sont gérées par les enseignants.  

Les 80 formateurs s’appuieront sur le fascicule élaboré par le GTE 5  « Evaluations et remédiations pour améliorer l’apprentissage continué de la lecture-écriture », à télécharger gratuitement en cliquant ici. 

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Apprentissage de la lecture-écriture au Cameroun: Analyser les erreurs des élèves pour mieux y remédier https://apprendre.spinoza.rtisco.de/apprentissage-de-la-lecture-ecriture-au-cameroun-analyser-les-erreurs-des-eleves-pour-mieux-enseigner/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=apprentissage-de-la-lecture-ecriture-au-cameroun-analyser-les-erreurs-des-eleves-pour-mieux-enseigner Wed, 30 Nov 2022 13:05:39 +0000 https://apprendre.spinoza.rtisco.de/?p=19635 Lire la suite]]> Selon le rapport du PASEC (2019), le Cameroun figure parmi les 10 pays dont la majorité des élèves se situe sous le seuil de compétence en langue, soit 60,6%. Le système éducatif camerounais, comme la quasi-totalité des systèmes éducatifs d’Afrique subsaharienne, est caractérisé par la coexistence de plusieurs langues nationales (environ 230) où le français et l’anglais ont un statut de langues officielles. Le début de scolarisation qui se fait donc très tôt en français ou/et en anglais pose d’énormes difficultés d’apprentissage pour la majorité des enfants car il faut parfois tout réapprendre en français ou en anglais. En effet, ces deux langues présentent des différences significatives par rapport aux langues locales (récemment transcrites dans l’alphabet latin pour certaines et dont la transcription est en cours pour d’autres) notamment en ce qui concerne la transparence des correspondances graphèmes-phonèmes.

Depuis 2011, l’initiative ELAN-AFRIQUE a introduit dans quelques écoles publiques l’enseignement multilingue avec les langues ewondo, duala, bassa, fufuldé et gho’malah. Les apports de cette expérience montrent qu’en commençant la scolarité dans sa propre langue, l’enfant acquiert et développe plus facilement les mécanismes d’apprentissage de la lecture en L1 et opère ensuite des transferts dans la langue d’enseignement (L2).

Les problèmes d’enseignement de la lecture, de l’écriture et de « l’entrée dans la culture de l’écrit » en français (ou en anglais dans les régions anglophones) pour des enfants ne maîtrisant pas, ou pas suffisamment, cette langue d’enseignement, est à l’origine d’une part notable des difficultés des apprenants.

L’autre difficulté qu’a soulignée le projet IFADEM en 2017, est l’insuffisance et l’irrégularité du développement des compétences professionnelles en langues d’enseignement en formation initiale et continue des enseignants et superviseurs pédagogiques.

En 2022, le Ministère de l’Education a sélectionné deux experts afin de construire des parcours de formation destinés aux cadres de l’éducation du Cameroun. Après avoir suivi une formation dans le cadre des activités du GTE 5, Yolande Kamaha épouse Tatchum et Michel Abassa mettent désormais en œuvre les modules qu’ils ont conçus.


Identification et analyse des types d’erreurs observées à l’oral, en fluence de lecture et en écriture


En amont du premier atelier qui s’est déroulé du 17 au 21 octobre 2022, les deux experts-relais ont mené des évaluations auprès d’un échantillon d’élèves de 4éme année primaire (CE2) et d’enseignants, afin d’identifier les types d’erreurs et difficultés rencontrés lors des séances d’enseignement-apprentissage de la lecture-écriture. Les élèves ont été évalués sur trois éléments constitutifs de la lecture-écriture à savoir : l’oralité, la fluidité et l’écriture.

Des déplacements ont été effectués dans les régions centres et littorales du Cameroun (zones urbaines et semi-urbaines) ; soit 2 régions sur 10. Des évaluations ont été menées dans les 8 régions restantes lors de l’inter-sessions.

Le premier atelier a permis de parcourir, avec les 40 formateurs et superviseurs pédagogiques, le test conçu par le Groupe Thématique d’Expertise 5, en vue de son appropriation. A la suite de cette première rencontre, les participants ont en effet fait passer le test à des élèves de différents niveaux du primaire, et cela dans leurs régions respectives, afin de compléter l’enquête.

Une enquête qui, selon Jean-Emile Gombert, permet plusieurs constats :

“Les résultats des évaluations menées au Cameroun dans les dix régions révèlent des situations comparables indépendamment de la langue officielle de la région. Les épreuves orales sont très largement réussies (généralement à plus de 80%) et les épreuves écrites sont échouées par la plupart des élèves. Si quasiment aucun élève ont une compréhension même imparfaite en lecture, rares sont également ceux qui arrivent à décoder les mots et encore plus rares à lire de façon fluente (il faut toutefois prendre en compte que 16 élèves ont été testés dans chaque région – parfois 16 de chacun des 3 niveaux – ce qui ne permet pas de conclusion définitive).

Plusieurs régions ont filmé des séquences en classe. Ces enregistrements révèlent souvent des problèmes de formation chez les enseignants filmés, alors que classiquement ceux qui sont choisis par les cadres pour être filmés ne sont pas les plus en difficulté. La formation (initiale et continue) des enseignants est sans doute la voie prioritaire pour l’amélioration de la situation.”


Conception d’activités de remédiation aux difficultés précédemment identifiées


Lors du second atelier, les participants ont fait état des résultats des évaluations réalisées pendant la période d’intersession, ce qui a permis d’enrichir le premier document d’analyse diagnostique. C’est en partant des erreurs collectées que les encadreurs ont conçu des activités de remédiation visant à améliorer l’identification des mots, la fluence de lecture et la compréhension.

Des apports théoriques ont complété la formation : Jean Emile Gombert a rappelé les bases de l’apprentissage de la lecture-écriture, les manières dont l’enfant apprend à lire, ainsi que les prérequis de la compréhension. Michel Abassa a de son côté porté l’attention des participants sur les différentes stratégies de remédiation, l’écriture, ainsi que l’importance d’un enseignement explicite de la compréhension. Après avoir présenté le document d’analyse diagnostique des difficultés des élèves et des enseignants, Yolande Kamaha/Tatch. s’est quant à elle penché sur thématique de la lecture et l’écriture dans toutes les disciplines scolaires.




Au terme de la formation, un document répertoriant une riche variété d’exemples d’activités de remédiation à proposer aux enseignants a été produit. Les recommandations s’articulent autour de 6 axes : 

  • Identifier les mots 
  • Développer la compréhension 
  • Préparer « l’entrée en littérature » 
  • Lire pour apprendre 
  • Lire à l’heure du numérique 
  • Prendre en compte la diversité des élèves

Ont également été finalisés des fiches d’analyse qualitative et quantitative des difficultés identifiées chez les élèves et les enseignants dans toutes les régions du Cameroun.

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Journée internationale de l’alphabétisation : mieux former pour des résultats ancrés dans le temps https://apprendre.spinoza.rtisco.de/journee-internationale-de-lalphabetisation-mieux-former-pour-des-resultats-ancres-dans-le-temps/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=journee-internationale-de-lalphabetisation-mieux-former-pour-des-resultats-ancres-dans-le-temps Thu, 08 Sep 2022 10:32:12 +0000 https://apprendre.spinoza.rtisco.de/?p=18263 Lire la suite]]>

Faire des experts formés par APPRENDRE les moteurs d’un changement dans les écoles


En réponse aux demandes du Bénin, du Cameroun, des Comores, du Congo-Brazzaville, du Gabon, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, et du Tchad, APPRENDRE a confié, à partir de 2021, la formation de 35 experts locaux au Groupe Thématique d’Expertise “Apprentissage de la lecture et langues d’enseignement”. Les ateliers ont consisté à aider les binômes d’experts à concevoir le scénario de formation de 40 encadreurs de proximité en lecture/écriture.

Parmi les thèmes évoqués : les nouvelles conduites de lecture, l’acculturation à l’écrit en contexte plurilingue, les systèmes d’enseignement et les types d’évaluation, la lecture et l’écriture dans toutes les disciplines, etc,.



In fine, l’objectif était de former des encadreurs issus de toutes les régions, afin de toucher le plus d’acteurs en zones reculés. On constate en effet que le taux d’analphabétisme est plus élevé dans les espaces ruraux.

Pari tenu pour les premiers experts-relais formés en 2021 !


Au Tchad, Dainro Madjibeye Djimodingar, Cheffe de division de l’Évaluation au Centre National des Curricula, et Marcel Dewa Goloum, Formateur national, ont mené des ateliers de formation auprès d’une quarantaine d’inspecteurs, de directeurs d’écoles, et de conseillers pédagogiques.

Pour leur première formation, c’est une salle remplie qui attendait les experts béninois Félix Oloni et Géraldine Dossi.

Au Mali, Salimata Goita Coulibaly et Bouacar Diabate ont animé la formation qu’ils ont élaborée au cours de l’atelier préparatoire, sous l’œil vigilant de Jean Émile Gombert, membre du GTE 5 et responsable du suivi des référents maliens.

Au Congo-Brazzaville, Fidèle Kaya et Viannelle Gilda Ougambou ont animé leur premier atelier de restitution avec le soutien de Delphine Edith Emmanuel, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique :


Les experts du primaire et du secondaire qui ont été formés cette année ne sont pas en reste. Emile Hounleba et Kodjo Agbogla, au Bénin, ainsi que Michel Abassa et Yolande Kamaha Tatchum, au Cameroun, ont à leur tour entamé des formations. Découvrez leur témoignage :

Des actions de formation seront proposées très prochainement aux Comores, au Gabon, au Niger, et en Mauritanie. En attendant, les formateurs en lecture/écriture pourront se plonger dans le fascicule conçu par le GTE 5, afin d’apprendre aux enseignants à évaluer le niveau des élèves en lecture-écriture en 4ème année du primaire et 6ème de collège, et proposer des pistes de remédiations pour améliorer l’identification des mots, la fluence de lecture et la compréhension.


Le GTE 5 est un groupe d’experts universitaires internationaux reconnus dans le champ de l’enseignement-apprentissage de la lecture et de l’écriture, et du bi-plurilinguisme. Il compte 5 membres : Maryse Bianco, Comlan Fantognon, Jean Emile Gombert, Gérard Vigner et Muriel Nicot-Guillorel. Le groupe est coordonné par cette dernière.


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Découvrez les nouveaux experts-relais en lecture-écriture https://apprendre.spinoza.rtisco.de/decouvrez-les-nouveaux-experts-relais-en-lecture-ecriture%ef%bf%bc/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=decouvrez-les-nouveaux-experts-relais-en-lecture-ecriture%25ef%25bf%25bc Fri, 29 Apr 2022 16:33:40 +0000 https://apprendre.spinoza.rtisco.de/?p=16957 Lire la suite]]> En 2021, le groupe d’expertise thématique (GTE) 5 a dispensé une formation auprès de 10 experts nationaux du primaire et du secondaire venant du Bénin, du Congo-Brazzaville, du Mali, du Niger et du Tchad. L’objectif de cette formation était de concevoir et de réaliser la formation de 40 formateurs et/ou encadreurs de proximité sur l’apprentissage continué de la lecture-écriture, dans leur pays.

Cette année, le GTE 5 s’engage dans le renforcement des compétences de 25 nouveaux experts en lecture-écriture. Contrairement à la première formation, les experts du primaire et du secondaire suivront les ateliers séparément. 


Muriel Nicot-Guillorel, coordinatrice du GTE, ainsi que Maryse Bianco et Jean Emile Gombert, membres du GTE, accompagneront les experts du primaire. Comlan Fantognon, Gérard Vigner, Muriel Nicot-Guillorel et Jean Emile Gombert accompagneront les experts du secondaire.


Quels sont selon vous les besoins prioritaires en matière d’enseignement-apprentissage de la lecture-écriture au Bénin ?

Kodjo Agbogla:

① Formation sur les ressources de la langue 

La plupart de nos apprenants sont incapables de lire (comprendre) et de produire les différents types de textes pour la simple raison qu’ils ne maîtrisent pas les ressources linguistiques nécessaires. Il en est ainsi parce que de nombreux enseignants de français ne maîtrisent pas eux-mêmes ces ressources. Les diverses inspections d’enseignants en situation de classe font observer des énormités. Par exemple, dans une classe de 3e, un enseignant a reproché en notre présence à un apprenant d’avoir écrit au tableau ‘’douloureux’’, sous prétexte que ce mot vient de ‘’douleur’’ et que l’apprenant devait écrire plutôt ‘’douleureux ! Cette situation se comprend aisément si l’on sait qu’un nombre élevé de ceux qui enseignent le français dans notre pays ont des diplômes en Histoire et Géographie, en anglais, en Sciences juridiques, etc. C’est l’une des plaies béantes de notre école, pour ce qui concerne le français. 

② Formation à l’analyse et à la compréhension de textes 

Ceci est la conséquence directe du point précédent. Ne maîtrisant pas les outils d’analyse de texte, les enseignants ne peuvent faire comprendre les textes aux apprenants et, par conséquent, les conduire à produire des textes. Il faut former les enseignants à comprendre le fonctionnement des différents types de textes. Il existe trois compétences disciplinaires au premier cycle : la communication orale, la lecture et la communication écrite. Le cours de français au premier cycle vise à conduire les apprenants à communiquer aisément à l’oral, à lire (comprendre) et à produire par écrit des textes de types et de genres variés. Au second cycle, une seule compétence existe : la lecture-écriture. Si l’enseignant ne maîtrise pas lui-même les types et les genres de textes, comment pourra-t-il atteindre l’objectif ou les objectifs visés pour les apprenants ? 

Emile Hounleba:

① Renforcement des capacités des enseignants en lecture. La lecture est au centre de l’enseignement /apprentissage du français dans une société où presque tout le monde s’exprime en langue local. Or, très peu d’enseignants aiment lire et en ont le goût. Par conséquent, ils ne parviennent pas à donner aux apprenants le goût de la lecture. 

② Elaborer avec les enseignants des stratégies à mettre en œuvre pour développer chez les apprenants le plaisir de lire, le goût de la lecture. Car, dans notre société, la lecture est le seul moyen permettant de s’approprier la langue française aussi bien au plan lexical que syntaxique.  


Quels sont selon vous les besoins prioritaires en matière d’enseignement-apprentissage de la lecture-écriture au Cameroun ?

Michel Abassa:

① Former les enseignants du primaire de la SIL-CP-CE1-CE2 (Niveau I et Niveau II)  à l’enseignement de la lecture initiale en lecture-écriture (décodage-déchiffrage et fluidité)   

② Former les enseignants à l’enseignement de la compréhension de texte en lecture (questions d’extraction, Questions inférentielles, questions d’interprétations)  

③ Former les enseignants aux différentes stratégies de remédiation en lecture. 

Ces besoins sont issus des différentes évaluations des acquis scolaires nationales (Unité des Acquis Scolaire du Cameroun (UAS) 2016-2014,2019) et internationales (PASEC 2014-2019).  

Yolande Angèle:

① Besoin de développement des compétences en Lecture-écriture chez tous les élèves en prenant en considération le problème de la diversité ou de la différence en éducation afin que l’Education de qualité pour tous ne soit pas un simple slogan mais une réalité de fait ; 

② Besoin de formation continue chez les enseignants dans la perspective de les amener à alterner, multiplier les procédés et les activités d’apprentissage en Lecture-écriture en tenant compte des élèves à besoins éducatifs spécifiques, des formes d’intelligence, des types de mémoire dans la classe qui se veut hétérogène ; ceci dans la mesure où, si l’Ecole doit être inclusive, alors, cette inclusion doit s’appliquer dans chaque classe et dans chaque discipline scolaire ; 

③ Besoin par chaque élève d’un livre de Lecture- écriture aussi bien à l’Ecole (surtout au Cours-préparatoire qui est la classe dans laquelle l’élève doit maitriser la Lecture-écriture de sorte à s’approprier ses résumés à partir du cours- élémentaire première année) qu’à la maison. Si l’élève a accès au livre à l’école et n’a pas la possibilité de réviser, répéter, le texte de lecture à la maison il lui sera difficile de lire couramment et par conséquent d’écrire non seulement en Français mais aussi dans toutes les autres disciplines scolaires. 


Quels sont selon vous les besoins prioritaires en matière d’enseignement-apprentissage de la lecture-écriture aux Comores ?

Mohamed Cheikh Soilihi:

① Initiation à la pré écriture : la majorité des élèves de l’école élémentaire n’a pas fait le préscolaire et ceux qui l’ont fait n’ont pas été bien initiés car leurs enseignants n’ont pas eu une formation appropriée    

② Enseignement explicite des correspondances graphèmes-phonèmes : Les élèves ont des difficultés de discrimination de certains phonèmes parce qu’ils n’existent pas dans leur langue maternelle. Les enseignants confondent le son de la lettre et lettre elle- même ce qui entraine des difficultés en lecture et en écriture. 

Moumtiant Ridhoine:

① Renforcement des compétences des enseignants en production écrite et orale. Beaucoup d’enseignants du primaire ont des compétences linguistiques insuffisantes en français pour prendre en charge les élèves dans cette thématique.  

② Une révision du programme. Le dernier programme du primaire date de 1996.  

③ Formation des enseignants du primaire à l’utilisation des outils informatiques afin de leur faciliter l’exploitation des ressources pédagogiques en ligne. 

Inyadhui Halidi: La grande majorité des enfants qui sont au collège ne savent pas lire, ni écrire. Il existe une rupture surtout pour les élèves de la 6ème. Pourtant, dans des nombreuses observations, au niveau du primaire, les enfants ne présentent pas tant de difficultés. Le passage de l’école au collège constitue donc un moment de rupture qui entraîne des conséquences graves sur le cursus des élèves. 


Quels sont selon vous les besoins prioritaires en matière d’enseignement-apprentissage de la lecture-écriture au Gabon ?

Martin Mathys Ndoungou:

① Uniformisation de la formation des enseignants : formation hétérogène des enseignants en république gabonaise. 

② Mauvaise perception par les encadreurs et les enseignants du couple lecture/écriture. Ce projet étayera ces difficultés et donnera une posture nouvelle aux différents acteurs de l’éducation. 

③ En république gabonaise, deux méthodes en lecture sont d’actualité :  

  • la méthode mixte à point de départ global pour la maternelle, la première et la deuxième année primaire ; 
  • la méthode de questionnement de texte (MQT) pour les 3ème, 4ème et 5ème années. 

Malgré l’existence de ces outils en formation initiale et continue, les enseignants et les encadreurs éprouvent d’énormes difficultés dans la supervision et dans la démultiplication. Ce projet est le bienvenu pour impacter l’ensemble des encadreurs et des enseignants à la nouvelle perception de la didactique de langue (le français). 

François Nguembie:

① Etablir clairement le lien « lecture –écriture » 

② Susciter auprès des encadreurs pédagogiques et des enseignants la pratique de plusieurs stratégies d’enseignement/apprentissage de la « lecture – écriture ». 

③ Mettre en place, si possible une banque d’activités de remédiation en « lecture – écriture ». 

Il manque véritablement un lien étroit dans la pratique de classe entre la lecture et l’écriture. Ces deux activités sont menées séparément lors des apprentissages systématiques. « Un élève qui sait lire, devrait savoir écrire ». 

Les enseignants n’ont pas suffisamment développé les compétences au niveau des activités d’évaluation et de remédiation en lecture, encore moins en écriture.  

Les élèves éprouvent des difficultés à lire et à écrire. Au niveau de la remédiation, il est démontré sur le principe 20/80, que la remédiation concerne à 80% les enseignants et 20 % les élèves.  

Donc un accent particulier doit être mis dans le cadre de la formation des enseignants. 

Gyna Falmone Bayi Kessi Idjamba épouse Mbina:

① Besoin d’équipement multimédia ( les salles informatiques sont inexistantes dans les établissements publics).

② Approvisionnement des CDI ( les CDI manquent de livres).


Quels sont selon vous les besoins prioritaires en matière d’enseignement-apprentissage de la lecture-écriture en Mauritanie ?

Ousmane Aly Ba:

① Le premier besoin relatif à cette thématique est l’exploitation des documents audio du fait du manque du matériel et l’aspect pléthorique de certaines salles de classe. Cependant l’utilisation du hautparleur Bluetooth et un smartphone pourront atténuer le problème. 

② Le second besoin est de familiariser les enseignant à l’utilisation des nouvelles technologies dans une salle de classe. 

③Le troisième besoin est l’évaluation en ligne.  Les enseignants ont besoin de découvrir des outils d’évaluation électronique tels que Cahoot, etc. 

Mohamed El Moctar Bal:

① Apprendre à lire aux élèves arrivant au collège sans prérequis.

② Apprendre à écrire aux élèves arrivant au collège sans aucun prérequis : dans les deux cas, il s’agit d’un public important d’élèves que nous accueillons et qui n’ont eu aucun contact avec la langue française au Fondamental pour diverses raisons. 



Quels sont selon vous les besoins prioritaires en matière d’enseignement-apprentissage de la lecture-écriture au Niger ?

Djibo Oumarou:

① la lecture au collège, notamment la lecture méthodique; 

② L’enseignement de l’expression orale au collège; 

③La remédiation dans classes de français.  

Ibrahima Sidi:

① Apprendre à lire aux élèves arrivant au collège sans prérequis.

② Apprendre à écrire aux élèves arrivant au collège sans aucun prérequis : dans les deux cas, il s’agit d’un public important d’élèves que nous accueillons et qui n’ont eu aucun contact avec la langue française au Fondamental pour diverses raisons. 

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Un fascicule pour le diagnostic et la remédiation de difficultés en lecture-écriture   https://apprendre.spinoza.rtisco.de/un-fascicule-pour-le-diagnostic-et-la-remediation-de-difficultes-en-lecture-ecriture/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=un-fascicule-pour-le-diagnostic-et-la-remediation-de-difficultes-en-lecture-ecriture Wed, 13 Apr 2022 10:56:45 +0000 https://apprendre.spinoza.rtisco.de/?p=16746 Lire la suite]]> Depuis mai 2021, le Groupe Thématique d’Expertise 5 propose un dispositif de formation ciblant deux ou trois experts nationaux par pays qui effectuent ensuite, avec un suivi d’un membre référent du GTE, des formations nationales auprès de 40 formateurs-encadreurs de proximité. Les experts nationaux formés en 2021 ont déjà mené des formations pour le primaire au Bénin, au Congo, au Mali, et au Tchad. Les experts nationaux formés en 2022 pour le primaire et/ou le secondaire se situent au Cameroun, aux Comores, au Gabon, en Mauritanie, au Bénin et au Niger. 

Le GTE 5 met aujourd’hui en ligne les outils proposés aux experts nationaux dans ce domaine des évaluations et remédiations en lecture, sous la forme d’un fascicule, téléchargeable ici.  



Identifier les difficultés des élèves 


La première partie du document regroupe deux tests utilisés pendant la formation des experts nationaux pour évaluer les élèves de 4ème année du primaire (CE2) et ceux de 6ème de collège. Ces deux tests permettent de mesurer les acquis des élèves dans les différentes dimensions qui soutiennent l’appropriation de la lecture-écriture et de dresser des profils de lecteurs.  

⇾ Les items qui les composent sont libres de droit. Ils sont extraits, adaptés ou construits sur les principes méthodologiques des évaluations Early Grade Reading Assesment (EGRA).



Les évaluations s’inscrivent dans une visée formative en vue de soutenir les lecteurs en difficulté. Elles ne cherchent pas à évaluer les pratiques enseignantes ni à les comparer, et sont utilisées, à titre expérimental dans quelques classes, comme « déclencheurs de réflexion  » dans le cadre de la formation professionnelle soutenue par APPRENDRE.  

Au démarrage des dispositifs de formation pour le primaire et pour le secondaire, il est demandé aux experts nationaux d’administrer les tests dans une classe de leur choix afin de les amener à observer concrètement les réalisations de 16 élèves, en vue ensuite de réfléchir aux remédiations possibles dans les différentes dimensions évaluées. Les éclairages théoriques soutenant ces dimensions sont en outre apportés dans les documents d’appui Apprentissage continué de la lecture-écriture et langues de scolarisation en contexte plurilingue pour le primaire et celui Enseigner et apprendre le / en français au secondaire.  



Soutenir les apprentissages 


La seconde partie rassemble trois fiches consacrées aux remédiations possibles pour soutenir les élèves les plus fragiles dans l’acquisition de l’écrit :  

  • Fiche n°1 : Améliorer l’identification des mots 
  • Fiche n°2 : Améliorer la fluence de lecture 
  • Fiche n°3 : Améliorer la compréhension 


Les activités proposées dans ce volet de remédiation s’adressent tout particulièrement aux élèves les plus en difficulté, mais peuvent toutefois être utilisées avec des classes entières. 



Un travail réalisé par des experts en lecture-écriture 


Ce travail a été réalisé par le sous-groupe “évaluations-remédiations” du GTE, composé de : 

  • Maryse Bianco, Maître de Conférences HDR émérite en Sciences de l’Éducation à l’Université Grenoble Alpes, Docteure en Psychologie cognitive. 
  • Jean Émile Gombert, Professeur émérite des universités. Président honoraire de l’université Rennes 2. Spécialiste en psychologie cognitive des apprentissages. 
  • Muriel Nicot-Guillorel (Coord.), Inspectrice de l’Education nationale et experte technique internationale (retraitée). Docteure en sciences du langage, associée au Laboratoire PREFics, EA 7469, Université de Rennes 2. 

La relecture du document a été effectuée par Mohamed Miled, membre du conseil scientifique d’APPRENDRE et référent scientifique du GTE, ainsi que par deux autres experts du GTE : 

  • Comlan Fantognon, Enseignant-chercheur en Didactique des langues au CUEF – Centre Universitaire d’Etudes Françaises – Grenoble. 
  • Gérard Vigner, Inspecteur d’académie – inspecteur pédagogique régional de Lettres (retraité). Docteur en linguistique. Spécialiste du français langue seconde et du français langue étrangère. 
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